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Description
Leader: Emmanuel Trouvé
Musician: Karim attoumane
Musician: Barbara Felettig
Musician: Martin Mayer
Composer: CharlElie Couture
Lyricist: CharlElie Couture
Lyrics and translation
Original
Une rivière coule en bas dans la vallée.
Comme une petite rivière qui se laisserait aller.
Peu à peu envasée, assagie, asphyxiée, ralentie.
Les embâcles ont cassé le courant -et le sable s'est déposé insensiblement.
-Les mousses ont envahi les pierres.
Petit à petit, la rivière s'est couchée dans son lit.
Une rivière coule en bas dans la vallée.
Comme une petite rivière qui se laisserait aller.
À l'abandon, au gré de la nonchalance des saisons polluées par négligence.
Sur cette terre cultivée en cadence ou industrialisée sans prudence.
Les poissons s'en vont quand ça sent le poison.
Sous les draps de la pluie, la rivière s'est couchée dans, dans son lit.
Une rivière coule en bas dans la vallée.
Comme une petite rivière qui se laisserait aller.
Peu à peu, l'eau se brouille avec l'homme.
Quand l'homme la souille comme.
Ses ferrailles qui rouillent, ses déchets, ses gravats, ses arbres morts ou ses branches en tas.
Ou ses vieux ressorts de matelas qui salissent le lit de cette rivière-là.
Une rivière coule en bas dans la vallée.
Comme une petite rivière qui se laisserait aller.
Y'a plus de rives, les berges s'éboule, -mais c'est le monde entier qui s'écroule.
-Quand la faune et la flore disparaissent du décor comme ici, mais tout n'est pas fini.
Peut-être qu'il faut prendre parti pour que la poésie réveille une rivière qui se couche dans son lit.
English translation
A river flows down into the valley.
Like a little river letting itself go.
Little by little silted up, calmed down, asphyxiated, slowed down.
The ice jams broke the current - and the sand was imperceptibly deposited.
-Mosses have invaded the stones.
Little by little, the river lay down in its bed.
A river flows down into the valley.
Like a little river letting itself go.
Abandoned, following the nonchalance of seasons polluted by neglect.
On this land cultivated at pace or industrialized without caution.
The fish leave when it smells like poison.
Under the sheets of rain, the river lay in, in its bed.
A river flows down into the valley.
Like a little river letting itself go.
Little by little, the water becomes blurred with man.
When the man defiles her like.
Its rusting scrap metal, its waste, its rubble, its dead trees or its branches in piles.
Or his old mattress springs that dirty the bed of that river.
A river flows down into the valley.
Like a little river letting itself go.
There are no more banks, the banks are crumbling, but the whole world is collapsing.
-When the fauna and flora disappear from the decor like here, but everything is not over.
Perhaps we must take sides so that poetry awakens a river that is lying in its bed.